Je me demande toujours s'il faut aller à Oahu, si on a déjà y était. Même si Honolulu et Waikiki sont des noms qui attirent comme un aimant puissant, l'intérêt est assez limité. Il me parait, après coup, qu'il est plus judicieux de rajouter ces trois jours et deux nuit à l'escale sur le mainland.
Même pour la deuxième visite on n'a pas
fait comme tous le monde. 
On n'a pas visité le mémorial de Pearl Harbour, avec
l'épave d'Arizona coulé le premier jour de la guerre et le croiseur Missouri, le bateau sur lequel les japonais ont signé la
capitulation. Il parait que ça prend beaucoup de temps, pour voir quoi? On a préféré
flâner sur la plage de Waikiki. C'est une plage, je dirai, municipale. En
ville, avec des vestiaires, sanitaires et douches gratuits. Les autochtones
viennent en famille et ils sont plus nombreux que les touristes. Au moment de
notre séjour les instits étaient en grève, alors les jeunes en profitaient.
En ville on voit toujours autant de jeunes
mariés japonais, la fille en robe blanche. Cette fois on a compris leur manège.
Ils louent une grosse et longue limousine blanche et font le tour des grands hôtels.
Dans chaque hall ils se photographient. J'imagine que de retour montrent les photos à la famille et aux amis,
et plus tard aux enfants, en racontant: "Ca
s'est Royal Hawaian, là Mariotte, ici Hyatt, voila Hilton ... et là Hôtel
Grille Campanile!"
On n'est pas allé au Village Polynésien,
non plus. Lors de la premier visite on a fait le demi-tour de l'île par la
côte Est. Cette fois si on a voulu le faire par la côte Ouest. Dans les deux
cas on passe par la ville historique de Hale'iwa, où on peut visiter le petit
mais charmant magasin d'artisanat polynésien. Sur la route central on traverse
pendant plusieurs kilomètres les champs d'ananas de Dole
Plantation. Dole, le sénateur.
Non, on ne peut pas
faire le demi-tour de l'île par la côte Ouest. Il manque deux ou trois kilomètres
de route, sur la pointe Ka'ena, dans le Parc National de même nom. On ne se
rend même pas compte sur la carte, on se fait avoir d'abord et ensuite on voit,
avec une police toute petite, la note: unsafe road.
Sur la route là où
le goudron s'arrête il y a une barrière que les 4x4 contournent. Les autres
touristes, américains, qu'on rencontre sur place ont une explication: réserve
ornithologique. J'ai l'impression que les Américains ont toujours une
explication, tout à fait satisfaisante pour eux, pour justifier n'importe
quelle décision des autorités.

Le vrai régal à Honolulu, c'est Big Kahuna.
Si on veut manger un hamburger ou une pizza, c'est la qu'il faut aller, pas chez
Mc Do ni chez Pizza Hut. En partant de l'aéroport vers Honolulu il ne faut pas
prendre l'autoroute, mais le boulevard Nimitz, qui vas dans la même direction,
mais au-dessous de l'autoroute. Au bout d'environs un kilomètre, au croisement
avec Lagune street il faut tourner à gauche. Big Kahuna est, au bout de
moins d'un kilomètre, sur la droite. Attention, ça paye pas mine, on peut la
louper.