Première surprise agréable:
le sérieux du club de plongée
,
Les prix sont affichés. 30
DM la plongée (par bouteille), 20 DM pour le bateau (de 8h30 à
15h30), 10 DM la jeep. Plongée de nuit ou tôt le matin
plus cher. Tarif dégressif. On peut annuler, sans frais,
jusqu'aux 10 minutes avant le départ. Ils me demandent la
carte CMAS pour le niveau, le carnet pour le nombre de plongées,
le certificat médical.
En
plus, sur le récif de la plage, il faut démontrer qu'on
sait vidanger le masque et donner de l'air. Alors on décide si
vous avez besoin d'un guide ou pas. Toutes les plongées sont
limitées à 30 mètres et 90 minutes. L'ordinateur
est obligatoire, si on n'en a pas il faut le louer. Merci Alain. Ils
sont surpris que je n'aie pas d'octopus, deuxième détendeur.
Les plongeurs sont, comme les clients de l'hôtel, presque tous
des allemands, la deuxième semaine des italiens.
On peut plonger librement sur le récif: on marque son nom sur
la liste affiché devant le bureau en partant, et on signe de
retour. Si on n'a pas de partenaire un des dive masters vient avec
vous, sans supplément.
La plupart des sorties se font en bateau. Ils en ont quatre, de
fabrication artisanale, grands et confortables.
On
est onze plongeurs au maximum, le dive master, le capitaine et deux
ou trois matelots. Éventuellement un ou deux qui viennent
faire du tuba ou bronzette. Les bateaux vont sur les cites le long de
la côte, jusqu'au 1 h de route. Exceptionnellement, quand la
mer est très plate, ils vont aux récifs au large.
Autour de l'erg Malek on peut rencontrer le dugong, cet animal qui
est à l'origine du mythe des sirènes. Quand on voit sa
tronche on se dit qu'ils devaient être en mer depuis très,
très longtemps ces malheureux.
Les jeeps amènent les plongeurs sur des sites encore plus éloignés.
J'ai fait deux plongées devant l'hôtel, sur "housreef North" et "housreef South", et quatre jours, huit plongées, en bateau. Une quinzaine de sites, qui se ressemblent, se suivent sur la côte, vers le nord et vers le sud.
Le
corail et la petite faune sont très beaux. Je n'ai pas vu du
gros. Les rencontres mémorables: deux poissons-crocodiles, un
beau poisson-pierre, un rémora qui a pris un des plongeurs
pour un requin et essayait de se coller à lui. Une superbe
rai-aigle que j'ai vu sortir du bleu, passer à côté
de nous et disparaître dans le bleu, et une autre que je n'ai
pas vu. Une autre palanqué m'avait raconté qu'elle est
passée derrière moi, mais moi je ne me suis pas
retourné. Une tortue, un Napoléon très
brièvement. Des "trigger-fishs", balistes, dont
notre monitrice Sofia (ça s'écrit comme ça, en
suédois) avait une peur bleue. C'était leur période
de reproduction et ils sont très agressifs, il parait qu'un
autre moniteur c'est fait attaquer et le baliste lui a cassé
le masque. Et bien sûr des tas de poissons multicolores, dont
une colonne de cinq à six poissons-coffres. Des murènes,
plusieurs fois en pleine eau, beaucoup des raies à taches
bleues.
A une quarantaine de minutes de navigation vers le sud, en face de
l'hôtel Mangrove bay se trouve le site de plongée "Sharm
Fugani", qu'on appelle "l'aquarium" et qui porte bien
son nom comme ça. Même moi j'ai pu faire 75 minutes, pas
besoin de descendre à plus de dix mètres, pour
s'émerveiller de la richesse du corail et de la vie qui
bouillonne. Au creux d'un rocher on tombe sur un poisson scorpion, en
position verticale et que le léger courent lui fait exécuter
une lascive danse du ventre. Par contre la dérive le long du
site "Serbib soraya" est sinistre, des pans de centaines de
mètres carrés de corail détruit par la dynamite,
même si la vie à repris. Ils ne pêchent plus comme
ça.
La deuxième semaine j'ai pu explorer, en PMT, le récif devant l'hôtel. On voit un tas de petites bêtes dans les premiers 20cm de profondeur, même des murènes et un beau serpent (que j'ai pris pour une "snake eel"?). J'ai fait le "housreef ", les mêmes parcours qu'en plongée. On est un peu frustré quand on voit des plongeurs au fond, mais on profite pas mal. J'ai, par exemple, longtemps suivi une grande murène, quelques mètres plus bas, qui se déplaçait entre les coraux. On n'a pas à surveiller sa consommation.